PLAIDOYER POUR UN LEADERSHIP COMMUNAUTAIRE

Sur cette terre nôtre , il n’y a pas de vie idyllique. Le Paradis d’Eden, nous l’avons détruit. Mais il existe encore des endroits où des communautés humaines vivent cette vie idyllique, en respectant simplement les règles communes de base .

“On ne peut pas changer le monde”, entend-on dire très souvent: c’est faux

On peut changer le monde. Notre monde à nous, c’est notre esprit, notre corps, notre famille, notre quartier, notre communauté. Si chacun de nous change son état d’esprit, force son corps à un certain comportement, gère sa famille comme il faut, nous changerons le monde .

Le défaitisme et la résignation communautaires sont dangereux pour le développement et pour notre bonheur. Il n’y a de désordre dans notre monde que parce que beaucoup parmi nous sont désordonnés, irrespectueux des règles de la vie en communauté. Si chaque famille rend propre les limites de sa propriété, tout le quartier sera propre. Si chacun roule sa voiture en respectant le code de la route, toute la circulation de notre pays sera fluide et exemplaire.

La transformation de la vie dans nos circonscriptions administratives est l’œuvre de chacun. Tout le monde se plaint du désordre et du bruit. Qui donc crée le désordre et le bruit ?

Tout le monde se plaint de la corruption, qui est corrompu et qui est corrupteur?

Sur cette terre nôtre , il n’y a pas de vie idyllique. Le Paradis d’Eden, nous l’avons détruit. Mais il existe encore des endroits où des communautés humaines vivent cette vie idyllique, en respectant simplement les règles communes de base .

Dans mes fonctions antérieures, j’ai visité des communautés en Australie où il n’y a aucun vendeur dans le marché. Vous vous servez dans le marché et vous déposez sur la table le montant correspondant aux produits que vous avez pris. Le vendeur vient le soir récupérer le produit de sa vente du jour . Dans cette même communauté, les livreurs déposent vos articles devant votre maison et repartent, quel que soit le temps que mettront ces articles dehors, personne ne les volera. J’ai visité de petites communautés humaines à Zanzibar, au Rwanda, en Somalie, dans l’Est de la RDC et en Tunisie où chacun vit pour l’autre et où le bonheur collectif est une quête commune .

J’ai vu des hommes et des femmes vivre dans certains villages du Soudan, sans violence les uns à l’égard des autres .

Certains de ces pays comptent parmi les plus dangereux de la terre et pourtant, certains groupes à l’intérieur de ces pays ont créé de petites oasis d’amour.

Pourquoi sommes nous donc aussi résignés dans notre pays?

La construction du bonheur est une obstination et une recherche permanentes.

S’y mettre activement améliorera le vécu de nos populations. Si nous volons les portes des toilettes déjà branlantes de l’EPP Boribana (c’est une histoire vraie, je suis allé le constater de mes yeux), si nous roulons mal et dans les sens interdits , si nous ne faisons pas le rang dans les services publics, si nous salissons nos rues, nos communautés seront invivables.

L’administration du territoire , les autorités préfectorales sont en bute à cet incivisme de nos populations.

Le bonheur ne viendra pas de Mars. Le développement ne descendra pas de Jupiter . Notre épanouissement viendra de nous-mêmes et de l’immense force que Dieu a mise en nous .
Changeons donc notre monde par le changement de nos comportements de tous les jours.

Une réflexion sur “PLAIDOYER POUR UN LEADERSHIP COMMUNAUTAIRE

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